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Caractéristiques de l'objet

État :
Neuf: Objet neuf et intact, n'ayant jamais servi, non ouvert. Consulter l'annonce du vendeur ... En savoir plussur l'état
Marca: Jada Toys
MPN: Non applicabile Brand: Jada Toys
EAN: Non applicabile

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Il m'avait téléphoné fin 2008 pour la première fois. Rodolph de Marco était alors rédacteur en chef d'une radio locale, un „robinet à musique“ comme il aimait à le rappeler avec cette absence de vanité qui le caractérisait. Je venais de publier un bouquin sur la crise bancaire et Rodolph l'avait lu. Un journaliste qui lisait les livres qu'on lui envoyait, qui voulait en savoir plus, qui faisait preuve d'ironie, c'était presque trop beau. J'étais conquis d'entrée. Dès cette première rencontre et ce premier interview à la radio, nous sommes devenus amis. Ce fut une amitié courte et néanmoins essentielle. Durant dix années exactement, nous n'avons cessé de renforcer ce lien, de l'approfondir au long d'interminables discussions, de vacances partagées, de visites familiales, d'emails et d'interviews dans son robinet à musique. Et dix ans plus tard exactement, lundi 15 octobre, Rodolph est mort.
Lorsqu'un homme sain et en pleine possession de ses moyens est fauché par la maladie, on est tenté d'en faire un hommage plus grand que nature. La tristesse, le sentiment d'injustice et de surprise effrayée sont comme des lunettes déformantes et prêtent au disparu des dimensions héroïques. Mais si j'ai été rendu attentif à une qualité chez Rodolph, c'est l'absence d'emphase, le dégoût de l'apitoiement et de la sensiblerie. Il m'a aidé à cultiver ces qualités et à en faire des balises dans ma propre vie, moi qui monte facilement sur mes grands chevaux.
Il ne faisait pas le silence dès qu'il entrait dans une pièce. Il n'était pas dévoré de passions et ne nourrissait pas d'ambitions gigantesques. Rodolph était un homme tranquille, attentif à son bonheur, à celui de sa famille, de sa fille qu'il aimait par-dessus tout. Il rendait quotidiennement hommage à tout ce qui constituait, en creux, une sorte de déni de tout ce que notre monde actuel a d'excessif et d'insupportable – la consommation compulsive, le narcissime, la victimisation, le politiquement correct, l'anxiété de la perfection. En dix années, jamais je ne l'ai vu accablé, même lorsqu'il aurait pu l'être. Peut-être apparaissait-il éteint ou résigné, si on ne le connaissait pas. Pour moi, cette forme de résignation s'appelle la sagesse. Rodolph, même gravement malade, continuait à prendre la vie jour après jour, sans grandes phrases, sans déclarations intempestives. Une bonne bouteille, une discussion sans fin ou un bon livre avaient pour lui plus de valeur qu'un gros salaire ou qu'une carrière ébourifante. Il m'est arrivé d'évoquer la mort avec lui. Passée la quarantaine, le sujet commence à émerger. Mais avec Rodolph cette discussion était inutile. A quoi pouvait bien lui servir d'évoquer quelque chose qu'on ne connaîtra jamais que passivement, qui est inévitable et nécessaire. C'était le moment où il me resservait un verre et me proposait de me détendre un peu.

La mort n'est un problème que pour ceux qui restent. Sa femme, sa fille, ses parents, ses amis. Pour lui, je trouve réconfort dans cette certitude qu'il avait accepté cette possibilité, sans gaieté mais sans épouvante non plus, bien avant sa maladie. Durant ces derniers mois il n'a fait que confirmer la nature des qualités que j'appréciais chez lui.
Aujourd'hui lorsque je regarde sa fille de quinze ans, je le vois. Je vois non seulement Rodolph, ses yeux et son sourire. Je vois l'homme, sa vive tranquillité, sa joyeuse résignation, sa folie sage. Il est parti mais il ne nous a laissé que ses qualités. De quoi me plaindrais-je.

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La photo d'actualité la plus vendue de l'année 2005, pour la première fois de l'histoire, n'avait pas été prise par un professionnel. Son auteur était l'un des survivant des attentats de Londres. De son téléphone portable, l'un des premiers équipés d'un appareil de photo, il avait saisi le moment où il s'était avancé dans le couloir du métro en quittant la rame fumante et à moitié défoncée. La photo n'était pas belle mais elle condensait toute l'émotion de ce moment d'horreur et de confusion. Le fait que son auteur ne soit pas professionnel ne faisait qu'ajouter à l'attrait. On sentait que c'était un moment vrai, sans montage, sans artifice.Subaru Impreza S12B 0 Rally Spec 2008 2X Set Wheels And Tyres Ixo 1 43 MDCS019Porsche 911 (991) Carrera Cabriolet-Rouge indien-MINICHAMPS - 1 43

Ce que ce cliché racontait était, je le sentais bien alors, beaucoup plus grand que la seule réalité de ces attentats. Les métros de Londres sont remplis de lecteurs de journaux gratuits. Et c'était justement l'un d'eux qui, à la faveur de développements technologiques imprévus, s'était soudain transformé en acteur. Ce que cette photo annonçait, c'était la disparition de la différence entre producteur et consommateur d'information. L'émergence et désormais la domination effrayante des médias sociaux dans les années qui ont suivi ont largement consacré ce phénomène. Il ne s'agit plus d'avoir un diplôme, il s'agit d'être là où ça se passe. Depuis 2005 le monde entier est composé de producteurs éventuels de contenus informatifs.

Douze années plus tard, je suis en train de cuisiner à Belgrade, en Serbie. J'écoute un podcast de la BBC, un long documentaire à propos de ma voisine la Hongrie. La journaliste a le ton de la professionnelle qui a suivi tous les cours de politique, d'histoire, d'économie et de statistiques dans son école de journalisme. Elle sait interviewer, monter et habiller le son. Elle rajoute par-ci par-là une pointe d'humour ou de poésie. Elle sait faire vivre son sujet. Et pourtant tout ce qu'elle raconte est une succession de platitudes, de clichés racistes et occident-centrés. Son propos distille une propagande d'autant plus irritante qu'elle en semble elle-même inconsciente. Le journaliste de la Pravda, dans les années soixante, devait être conscient qu'il n'était pas là pour informer mais pour être le porte-voix du Kremlin. La journaliste de la BBC, elle, déroule sa petite histoire à la gloire de Bruxelles, de Londres et de Washington, son ode à l'économie de marché globalisée sans le moindre battement de cil. Ses seuls points de référence pour juger de l'état du pays sont un journal récemment fermé et une université privée américaine financée par George Soros. Sur Soros lui-même, pas un mot, pas un seul mouvement de recul face à cet insatiable géant de la spéculation financière.Alfa Romeo 147 GTA Phil BASTIAANS 2003 1 43 - S0482Daf XF SSC E6 semi-remorque Megaliner Verhoek - Herpa - Echelle 1 87 (Ho)

Ayant gratté des milliers d'hectares en deux minuscules endroits avec son petit micro, elle émet les jugements habituels que l'on entend dans la presse occidentale dès qu'il s'agit de la Hongrie (on peut remplacer ce nom par n'importe lequel des pays de l'ex-bloc soviétique). A l'entendre, la Hongrie est – évidemment – un pays de racistes, congénitalement staliniens, farouchement anti-démocratiques et lâchement profiteurs de la gentillesse européenne. Bref, des barbares, des menaces sur la magnifique harmonie démocratique, libérale, prospère de l'Union et de ses « valeurs », que l'on cite sans jamais les détailler.

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Tout est journalistique dans ce podcast de la BBC, le ton, la technique, le format, tout. Sauf la journaliste. Qui n'a manqué de rien, ni d'argent, ni de pouvoir, sauf de curiosité, d'ouverture d'esprit et d'éthique personnelle. C'est-à-dire tout ce qu'on ne peut pas apprendre dans une école, tout ce qu'on possède, ou qu'on ne possède pas. Il ne s'agit pas d'une journaliste mais d'une communicante dépêchée aux marches de l'empire pour en gronder les habitants et expliquer aux sujets de la capitale que les barbares de ces contrées sont effectivement des barbares. « You had ONE job », dit la formule.

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Il y a quelques semaines j'étais de passage à Lausanne où j'ai eu le plaisir de déjeuner avec un ami journaliste. Jeune talent, l'un des plus prometteurs de sa génération, je suivais sa carrière avec intérêt. Or voilà qu'il a quitté sa rédaction et qu'il communique désormais dans l'économie privée. Son histoire n'a rien de honteux. Il n'a fait que réaliser que le journalisme n'a plus vraiment grand chose à offrir à ceux qui, adolescents, rêvaient de Watergate et de longs reportages. Aujourd'hui, la réalité du journalisme, c'est les people, la resucée de ce qui se passe sur les médias sociaux, le sport et les publi-reportages. En résumé, c'est #balancetonporc. Tant qu'à communiquer, autant être correctement payé pour le faire. Comme j'ai perdu contact avec beaucoup de journalistes que je côtoyais dans les années où j'étais actif dans les médias romands, mon ami me brosse un petit tableau récapitulatif des carrières des uns et des autres. Parmi tous ceux et celles qui étaient prometteurs, qui avaient de la culture, pas un seul n'est resté dans le journalisme. L'un est fonctionnaire à la ville, l'autre communique pour un grand groupe, l'autre est au CICR, etc. Ce qui reste, c'est Rire et Chansons.

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Je me souviens d'une émission radio à Lausanne où une journaliste avait déclaré avec le sérieux d'un évêque : « Les journalistes sont les garants de la démocratie ». La proposition était tellement vraie en principe et tellement fausse dans les faits que je me souviens avoir étouffé un cri de stupeur. Comment cette journaliste qui avait, comme tellement de ses confrères, servi de porte-voix officiel à un ministre cantonal, pouvait-elle se leurrer de cette façon sur sa propre importance ? Comment cette journaliste de la BBC peut-elle produire un pareil tissus de contre-vérités avec de tels moyens ? Comment se fait-il que le seul travail de journalisme qui ait un quelconque impact (hélas très relatif) sur nos sociétés provienne désormais de fuites organisées par des hackers dont on ignore, et l'identité, et les motivations ? Comment se fait-il que la presse locale ait quasiment disparu au profit d'une presse régionale ou nationale parfaitement consensuelle, fidèle à tous les pouvoirs en place et complètement accro aux revenus publicitaires ?

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Il y a des métiers qu'on ne peut pas, et qu'on ne devrait pas apprendre. Le journalisme est d'une importance sociale si fondamentale qu'il ne devrait jamais être réduit à une somme de savoirs techniques et soumis à un diplôme. Un journaliste doit constamment se remettre en question, ne pas se laisser acheter, amadouer, séduire. Il doit n'avoir qu'un seul et unique objectif et prendre absolument tous les risques pour obtenir ce qu'il veut. Un diplôme ne peut pas enseigner cela. Un diplôme fait de vous un membre respecté de la communauté. Un journaliste ne doit pas être respecté, il doit être craint, suffisamment pour que cette crainte le protège. Le journalisme n'est pas un métier, c'est un accident, une vocation. C'est un type qui sort du métro et qui prend LA photo. En standardisant la production de journalistes professionnels, on a inventé la synthèse de l'or à bas prix. On a pratiquement détruit ce qui fait l'intérêt et la valeur du journalisme. Les seuls espaces – mais on sait que ça ne durera pas – qui offrent encore un petit peu de liberté et d'originalité sont sur Internet, qui est pourtant une jungle dans laquelle la vérité et le mensonge ont voix égale. Le résultat, c'est que notre monde n'est plus accompagné d'un commentaire pertinent mais d'un brouhaha disqualifiant et anxiogène.

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Alors, le journalisme est mort ? Certainement pas. Accro que je suis aux podcasts, il en est qui m'enchantent. Mais tous ont ceci en commun : ils sont réalisés par des individus qui ne sont pas journalistes. Il est philosophe, elle est ingénieure, il est député, elle est serveuse (oui, une serveuse de bar à Chicago, incroyablement vive, curieuse et cultivée). Les sujets qu'ils explorent n'ont parfois qu'un rapport lointain avec l'actu. Mais ils nous aident à penser le monde, à le voir en trois dimensions, à nous extirper du clic, de l'immédiateté et du formatage. Avec la mort lente et douloureuse du journalisme traditionnel, d'autres moyens d'expression sont en train de naître et de croître. Les gens, quels qu'ils soient, qui sont possédés par un sujet ont désormais les moyens de l'explorer et de le diffuser, sans crainte de représailles ou de perte de revenus. En réalité, en cherchant un peu, on découvre des paroles plus libres, indépendantes et impertinentes que jamais. Mais cessons de les qualifier de journalisme, ce serait les rattacher à une époque révolue. Heureusement.

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Depuis 2008, vous supportez ma voix et j'imagine vos visages. A l'heure où je quitte définitivement cette station, mon premier réflexe est de vous remercier du fond du coeur. Sans vous, ces sept années n'auraient eu strictement aucun sens. Bon, j'en rajoute un peu. Je suis victime de mon pathos habituel. Car pour être tout à fait honnête, cela fait déjà quelques temps que ma présence aux micros de LFM n'avait plus beaucoup de sens.

Mes confrères de micro, eux aussi, manifestent parfois une certaine lassitude. Leurs profils sont variés. Il y a le journaliste maison qui présente une combinaison extrêmement rare dans le métier : une exigence professionnelle à toute épreuve et une absence totale de vanité. Il y a le plus âgé du lot, qui est aussi le plus jeune parce que le plus enthousiaste, mémoire vivante du canton et la passion du métier comme une première nature. Et il y a celui qui en sait presque trop sur les affaires politiques vaudoises, toujours dangereux pour ceux qui espèrent cacher un secret à ses yeux sournois. J'ai pris un grand plaisir et j'ai appris beaucoup de choses en débattant, parfois vivement, avec eux.

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Pour Peter Rothenbühler, l'autre régulier, ma foi, nous avons tous dû faire avec. A cause de lui le journalisme suisse est devenu le tapis rouge des puissants et des piliers de l'économie, signe soit d'une éthique défaillante, soit d'une promiscuité avec le pouvoir, soit des deux. Son avenir est derrière lui, alors il survit en reluisant les pompes de n'importe quelle petite gloire locale, avec une servilité égale à celle qu'il exigeait, très notoirement, de ses journalistes. Ses avis, il les aligne en fonction de ce que les autres éditorialistes ont dit avant lui. Il ne réagit que par contradiction et pour faire mousser l'audience, comme il me l'a d'ailleurs expliqué lui-même. Aucune conviction, aucun point de vue et une seule passion : la popularité, le buzz. Il pleure à chaudes larmes les victimes de Charlie Hebdo tout en déclamant un soixante-quatrième éloge de Jean-Claude Biver, Patrick Aebischer ou Pierre Keller. Il accuse l'UDC de tous les maux, parce que ça se fait dans le métier. Mais il agite aussi souvent qu'il le peut la peur et la haine des Roms, des immigrés ou des mendiants, tout en offrant un diplôme d'excellence à n'importe qui ou quoi, pourvu que ça soit suisse. Mais attention, lorsqu'il parle de son métier, c'est comme si de lui seul dépendaient la démocratie et la liberté en Suisse. Enfin surtout à l'avenue de la Gare.

Et puis, il y a LFM. Il n'y a pas si longtemps, c'était une bonne radio. On y entendait des chroniqueurs représentants plusieurs tendances, de l'extrême-droite écônardo-Amaudruzienne de Pascal Décaillet au marxisme light et raisonneur de Chantal Tauxe. La rédaction se fendait de sujets touffus et percutants sur l'environnement, les énergies renouvelables ou la mobilité. Et tout le monde y était invité et entendu, de l'UDC au POP. « Vous faites la meilleure émission d'actu de la semaine, je n'en manque pas une », me disait du "Forum" une journaliste de la RTS dont je tairai le nom. Car LFM était un authentique service public. C'est désormais un service publicitaire. Qui vend des minutes et qui bourre le temps libre avec des entretiens obséquieux de people et de millionnaires. Les sujets ont été réduits à des virgules. Et le temps d'antenne du "Forum" a été raboté de 40%. Mais on a ajouté des caméras, parce qu'évidemment les auditeurs ne rêvent que d'une chose, c'est de voir une bande de quinquas mal rasés, mal cadrés et bouffis de sommeil au petit déjeuner. Tout est fait désormais comme si on avait peur, en restant exigeant sur le contenu, d'agacer la bêtise supposée des auditeurs.

Pourtant pas un seul auditeur n'a été gagné dans cette course à l'insignifiance. Si cet impératif, évidemment respectable, ne peut être poursuivi qu'en bêtifiant systématiquement la programmation, à quoi bon maintenir LFM en vie ? Pourquoi payer de vastes locaux au centre ville, des journalistes expérimentés et curieux, des animateurs de talents et du matériel technique onéreux si l'unique but de toute cette opération consiste à vendre des voitures et glorifier des promoteurs immobiliers ? Chers auditeurs de LFM, qu'écoutez-vous tous les matins : une entreprise journalistique radiodiffusée, ou un reality show tourné dans une agence de com ?

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To get to Srebrenica, in eastern Bosnia, the road takes you through small villages with familiar names because of CNN reports of twenty years ago. Kravica, Bratunac and Potocari. I keep blurry images in mind, the blue spots of dazed UN soldiers, amidst a terrified crowd led by determined and serious bearded men. And I seem to recognize the background to that story. The road is winding, few cars pass us by and only a handful of small farms scatter the fields around, often abandoned. Or so they seem. You never know if you are in Bosnian or Serbian territory, with minarets and bell towers waging a new kind of war, a despicable continuation of the previous one. All these places of worship are not what they seem. They look like they were erected in haste, they reek of a confused identity and of denial of history. And then suddenly, a brown roadsign, like those that advertise an abbey or a picturesque valley. With a design of the cemetery, the sign welcomes the visitors on behalf of "the Tourism Organization of Srebrenica."

And here is the cemetery. On the other side of the road, there is a small isolated stall on the sidewalk: "Souvenirs". Behind it, there are the abandoned factories where the Dutchbat, the infamous UN Dutch battalion, had entrenched itself, welcoming and then pushing away the refugees who came to seek their protection. To enter the cemetery, you pass through a gate next to which stands a stone that indicates: "The Srebrenica-Potocari Memorial and cemetery for the victims of the 1995 genocide." The issue of whether the Srebrenica massacre was a genocide is in itself obscene. It has monopolized for years the attention of the international community, the Bosnian, the Bosnian Serb and Serbian authorities, all of which use it for political purposes. Therefore to display the word in large letters on the portal is not strictly practical. It's a way to say, attention, visitor, you're walking into a space that is more political than memorial. Like the bell towers and the minarets that compete all across the region, we understand that what took place here, this nameless horror, is not complete, not resolved. And all the opportunities to put a finger in the eye of the neighbor/enemy will be used.FORMULE 1 FORCE INDIA SHOW CAR SUTIL 2011 MINICHAMPS 1 43TRIUMPH DOLOMITE SPRINT POLICE VANGUARDS VA05306 1 43 CORGI LIMITED EDITION 4000

I have visited several places of memory. One of the most beautiful I've seen is in Holland. It is the clearing of Westerbork, where once stood the concentration camp through which 80% of Dutch Jews passed to then finish at Bergen-Belsen or Auschwitz, among them the little Anne Frank. There is almost nothing left in Westerbork, everything was destroyed. At the entrance, small buildings contain all the necessary explanations for visitors, events, statistics, consequences. The rails in front the nonexistent terminal have been twisted up as if they were taking imaginary trains to heaven. And beyond the clearing, the government has installed gigantic, snow-white satellite dishes. They are not there in a memorial capacity, they are useful, practical. But to the visitor, they speak of opening, communication, international efforts and the future. All that was missing during those dark years, everything that is vital. And this clearing that saw what cannot be seen, these rails that carry the memory of the dead to heaven, these antennas that connect us to the living, all this both afflicts you and soothes you. It has meaning and it says that the past is past but as much as it's over, it cannot, it must not be forgotten.

In Srebrenica, you first encounter a mosque, which is a roof of about twenty meters on the side resting on four piles. And around this mosque a circular wall lists the names of the thousands of victims and their dates of birth, a way too familiar sight throughout the world. Beyond that wall, over several thousand square meters, the white marble tombs of the victims, each carrying this Surah in Serbo-Croatian and English: "And say not of those who are killed in God's cause: "They are dead." Rather they are alive,but you are not aware". The Bosnian Serb conflict took place on the dividing lines of the Ottoman Empire, which only recognized religion as nationality, a confusion that lasts to this day. That's why Tito's Yugoslavia eradicated religion and its practice, alas with a provisional success. In 1995, even if some were waving their faith to kill their neighbors, religious practice was still non-existent and it remains so today, despite the size of crucifixes and the thickness of beards. But it was set in stone that these thousands of victims fell "in God's cause". Before he was brutally murdered and then thrown into a pit, what did a little boy of 14 years know of Allah if he had never attended mosque, if his parents never mentioned the name of God in his house?

We gaze at the thousands of small white marble monuments. And that's it. I look around in vain for maps, texts, some sort of historical explanation. Or at least the heartbreaking verse from a wise 17th-century Bosnian poet, a sentence of Ivo Andric, something that would put the unspeakable into words. Or a monument that concentrates in its forms the feelings that such a place and such a story should inspire, helping us to expel from our chest the appalling pictures that this visit can, should arouse. But nothing, you come out of there like you would out of a parking lot, a cinema, you think of your keys and you wonder where you can have lunch. The Srebrenica-Potocari memorial cemetery remains in the realm of statistics and politics: July 11, 1995 - died 8372 - Genocide. Goodbye and do not forget to buy a souvenir on your way out. The monument that must speak to the world about what happened in this land is an emotional cripple and a mute. It is not minimalist and peaceful, it is silent and irresolute.

Then you get back to your car and, if you want, you drive the five kilometers separating the cemetery from the village of Srebrenica itself. And it is there, finally, that emotion came over me. A shameful anger. Srebrenica is twice a martyr: because of what occurred there, and because of the shameful way how international and local authorities have abandoned survivors. Everything is ruined, dirty, broken down by sun and dust, by inaction, and the weight of unbearable memories. The faces that I see look at me with the weariness of those who know that we will offer nothing, that we just watch them and we will leave as soon as possible, leaving them to their misery and their awful condition of living in a land where it is better to be dead.

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Pour arriver à Srebrenica, en Bosnie orientale, la route vous fait passer par de petits villages aux noms déjà familiers à cause des reportages de CNN d'il y a vingt ans. Kravica, Bratunac, Potocari. J'ai en tête les images floues d'un été écrasant, les taches bleues des soldats de l'ONU, hébétés, au milieu d'une foule terrorisée, menée par des barbus déterminés et graves. Et il me semble en reconnaître le décor. La route est sinueuse, les autres voitures très rares, les fermes, petites, souvent abandonnées. Ou alors elles le paraissent. On ne sait jamais si l'on est en terre bosniaque ou serbe, les minarets et les clochers menant une guerre d'un nouveau genre, détestable continuation de l'ancienne. Tous ces lieux de culte n'en sont en fait pas. Ils sentent la hâte, l'affirmation identitaire le déni de l'histoire. Et puis soudain, un panneau brun, comme ceux qui vous annoncent une abbaye ou une vallée pittoresque. Avec un graphique représentant le cimetière, il annonce la bienvenue au visiteur au nom de « l'organisation touristique de Srebrenica ».UNIVERSAL HOBBIES 1 32 KRAMER Allrad 4507 Godet engin de chantier1 87 Herpa albédo on f90 Opel Junior Cup 87

Enfin, voilà le cimetière. De l'autre côté de la route, il y a une petite échoppe de trois mètres de côté, isolée sur son trottoir : « Souvenirs », dit la devanture. Derrière, il y a les hangars abandonnés dans lesquels le Dutchbat, le bataillon hollandais de sinistre mémoire, s'était retranché, accueillant puis refoulant les réfugiés qui venaient y chercher leur protection. Pour entrer dans le cimetière, on passe par un portail à côté duquel trône une pierre qui en indique la nature : « The Srebrenica-Potocari Memorial and cemetery for the victims of the 1995 genocide ». La question de savoir si le massacre de Srebrenica est un génocide est en soi obscène. Elle monopolise depuis des années l'attention de la communauté internationale, des autorités bosniaques, bosno-serbes et serbes qui, toutes, s'en servent à des fins politiques. Ainsi afficher ce mot en grandes lettres sur le portail n'est pas strictement qualificatif. C'est une façon de dire, dès l'entrée, attention, visiteur, tu entres dans un espace plus politique que mémoriel. De la même façon que clochers et minarets se disputent les arpents alentours, on comprend que ce qui s'est déroulé ici, cette horreur sans nom, n'est pas terminée, pas réglée. Et que toutes les opportunités qui se présentent de mettre un doigt dans l'oeil du voisin/ennemi seront utilisées.MINICHAMPS 431026021 - Bmw series 6 coupé 2006 bleu foncé metal 1 43Citroen 2017 Mikkelsen 1 43 Norev

J'ai visité plusieurs lieux de mémoire. L'un des plus magnifiques se trouve en Hollande. C'est la clairière de Westerbork, où se trouvait autrefois le camp de rassemblement par lequel 80% des juifs hollandais sont passés pour finir ensuite à Auschwitz ou Bergen-Belsen, et parmi eux la petite Anne Frank. Il n'y a presque rien à voir à Westerbork, tout a été détruit. A l'entrée, des petites constructions contiennent toutes les explications nécessaires au visiteur, les événements, les statistiques, les conséquences. Les rails, devant le terminal inexistant, ont été relevés, comme s'ils emmenaient les trains imaginaires vers le ciel. Et au-delà de la clairière, le gouvernement a installé de gigantesques antennes paraboliques d'un blanc immaculé. Elles ne sont pas là pour leur vertu mémorielles, elles sont utiles, pratiques. Mais elles parlent au visiteur d'ouverture, de communication, d'efforts internationaux, d'avenir. Tout ce qui manquait durant ces années sombres, tout ce qui nous est vital. Et cette clairière qui a vu ce qu'on ne doit pas voir, ces rails qui emportent le souvenir des morts vers le ciel, ces antennes qui nous rattachent aux vivants, tout cela vous afflige et vous apaise à la fois.

A Srebrenica, on tombe d'abord sur une mosquée sommaire, un toit d'une vingtaine de mètres de côté posé sur quatre pilotis. Et autour de cette mosquée un mur circulaire détaille, scène bien trop familière à travers le monde, les noms des milliers de victimes et leur date de naissance. Enfin au-delà, sur plusieurs milliers de mètres carré, les tombes de marbre blanc des victimes, chacune portant cette sourate en serbo-croate et en anglais : « Et ne dites pas de ceux qui sont tués dans le sentier de Dieu qu'ils sont morts. Au contraire ils sont vivants, mais vous en êtes inconscients ». Le conflit bosno-serbe a été mené sur des lignes de partage héritées de l'empire ottoman, qui seul reconnaissait la religion comme nationalité, d'où les confusions qui durent jusqu'à ce jour. C'est à cause de cela que la Yougoslavie titiste avait éradiqué, avec un succès hélas provisoire, la religion ainsi que sa pratique. En 1995, même si les uns et les autres brandissaient leur foi pour massacrer leurs voisins, la pratique religieuse était encore inexistante et elle le reste aujourd'hui, en dépit de la taille des croix et de l'épaisseur des barbes. Mais on a gravé dans le marbre que ces milliers de victimes sont tombées « dans le sentier de Dieu ». Or d'Allah, qu'en savait-il, le petit garçon de 14 ans abattu sauvagement puis jeté dans une fosse, si jamais on ne lui en avait parlé, s'il n'avait jamais fréquenté de mosquée, si ses parents ne mentionnaient jamais le nom de dieu dans sa maison ?

On parcourt du regard ces milliers de petits monuments de marbre blanc. Et puis, c'est tout. On cherche en vain des explications, des cartes, des textes, une explication historique. Ou au moins le poème déchirant d'un sage bosniaque du 17e siècle, une phrase d'Ivo Andric, quelque chose qui mettrait des mots sur l'indicible. Ou un monument qui concentre dans ses formes les sentiments qu'un tel lieu et qu'une telle histoire doivent inspirer, qui nous aide à expulser de notre poitrine les images épouvantables qu'une telle visite peut susciter. Mais rien, on en sort comme on sort d'un parking, d'un cinéma, on pense à ses clés et on se demande où l'on pourra déjeuner. On est ici dans le domaine de la statistique et de la politique : 11 juillet 1995 – 8372 morts – Génocide. Au revoir et n'oubliez pas d'acheter un souvenir en partant. Ce monument qui doit parler au monde entier de ce qui s'est passé sur ces terres est un handicapé émotionnel et muet. Il n'est pas minimaliste et apaisé, il est silencieux et irrésolu.Herpa 093064 h0 camion MAN TGM Metz Drehleiter 32 XS pompiers GöppingenPORSCHE BOXSTER OPEN jaune SCHUCO 04222 1 43 JAUNE jaune CABRIOLET ROADSTER

Si l'on veut, on reprend la voiture et on fait les cinq kilomètres qui séparent le cimetière du village même de Srebrenica. Et c'est là, enfin, que l'émotion m'a étreint. Une colère honteuse. Srebrenica est une ville martyre à double titre : pour ce qui s'y déroulé, et pour l'indigne abandon auquel les autorités internationales et locales ont condamné les survivants. Tout est en ruine, sale, décomposé par le soleil et la poussière, par l'inaction et le poids d'un souvenir insupportable. Les visages qu'on croise vous regardent avec la lassitude de ceux qui savent que nous n'offrirons rien, que nous les regardons et que nous repartirons le plus vite possible, les laissant à leur misère et leur terrible condition de vivants, dans une terre où il est préférable d'être mort. 

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Depuis des années les attaques – surtout rhétoriques en réalité – contre l'économie financière viennent autant de la gauche qui lui reproche sa rapacité, que de la droite qui lui reproche son internationalisme. Mais il faut reconnaître que jusqu'ici, rien n'y fait. Au contraire : les profits des grands groupes bancaires ne cessent de battre des records, les liquidités qui circulent entre ces groupes ne cessent d'augmenter et les salaires des employés de la finance ne connaissent pas la crise. La politique demeure impassible et/ou complice face à ce qui ressemble de plus en plus à une gigantesque bulle en formation.

En deux mois, il m'a été offert de recueillir deux témoignages particulièrement troublants. Sans dévoiler leurs noms et celui de leurs entreprises, il s'agit de jeunes professionnels européens, éduqués aux meilleurs écoles supérieures et actifs dans des groupes internationaux de grande réputation. Le premier, on l'appellera Max, est dans l'industrie du private equity dans un pays riche. Le second, on l'appellera Hans, est dans celle du crédit à la consommation dans un pays moins riche. Il y a deux cents ans, Max et Hans auraient certainement été officiers supérieurs et se seraient déjà distingués dans de célèbres batailles.

Sans que je lui demande quoi que ce soit, Max s'est épanché avec une amertume palpable. Voici la substance de son propos : « Depuis le Quantitative Easing de Mario Draghi, nous sommes débordés par le cash, nous ne savons plus quoi en faire. Mais en fait c'est comme ça depuis des années. On a trop d'argent et trop de travail. Je me paye des commissions de dingue, c'est du grand n'importe quoi. Pendant ce temps, je vois bien que, malgré les statistiques qui disent plutôt le contraire, les gens dans mon pays vivent de plus en plus mal parce que tout est de plus en plus cher à cause de ce système. En tout cas je suis convaincu que ça ne peut pas durer, ça finira par exploser. C'est complètement absurde, je n'y comprends moi-même plus rien. »

A sa manière, Hans a été encore plus brutal et plus amer : « Je dois prêter de l'argent à des gens qui achètent n'importe quoi parce qu'ils sont soumis à une pression publicitaire et sociale démente. Ils commencent par des iPads et des vacances à la mer, qu'ils ne peuvent évidemment pas se payer. Et c'est comme ça que, peu à peu, ils en viennent à emprunter pour payer l'essentiel, le pain, l'essence, etc. En fait je passe pas ma vie à détruire des familles et à foutre en l'air des individus. Je pense que si on continue comme ça, mon industrie sera une des premières responsables d'une nouvelle guerre. »

Je ne dénature et n'exagère pas les propos de Max et de Hans. Et je les relate parce que je récolte ce genre de discours depuis des années, toujours discrètement et toujours sur le même ton, mi-effaré, mi-résigné. Pendant qu'on fait des gorges chaudes avec Swissleaks ou que des gens qui se disent de gauches exigent des salaires minimums ou l'arrêt des délocalisations, les critiques les plus violentes et les plus effrayantes, mais aussi les plus crédibles, viennent de l'intérieur même du système. Alors on peut continuer à défiler en levant le poing ou en critiquant une industrie depuis longtemps aveugle et sourde, et surtout insensible aux attaques extérieures  Il serait plus utile, nécessaire en réalité, de fédérer ces voix critiques et conscientes, de leur donner une plateforme et d'écouter ce qu'elles ont à nous dire si nous voulons réformer ce qui peut l'être, et non pas assister passivement à une explosion pourtant prévisible.

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A l'occasion de leur come-back sur scène, la troupe comique des Monty Python ont fait appel à Mick Jagger pour la promotion de leur spectacle. Le résultat est une VW COMBI SORTIE DE GRANGE 1 43, monument d'hypocrisie commerciale et artistique qui dépasse de très loin ce qu'on a pu voir de pire en la matière. On y voit en effet le chanteur des Rolling Stones commentant sur un canapé la conférence de presse télévisée des Monty Python. Mick Jagger, flanqué de son batteur Charlie Watts, se lamente du retour pas forcément opportun d'une bande septuagénaires et critique le prix élevé des billets, répétant ainsi l'essentiel des critiques qu'on entend au sujet de son propre groupe et de lui-même.

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Ce jeu de miroir est sensé être d'une géniale ironie, d'une auto-dérision très british que seuls peuvent se servir des artistes de ce calibre. En se livrant lui-même à sa propre critique de cette façon, Jagger se moque en réalité de ceux qui en formulent contre lui. Il y a de quoi, en effet, critiquer ses innombrables compromis artistiques depuis les années 60, notamment le fait que les Rolling Stones sont devenus rien moins qu'une marque, un produit, et tout cela sous couvert d'être éternellement subversif, alors qu'ils ne représentent plus aujourd'hui que des intérêts commerciaux. Ces critiques étant justifiées, la meilleure façon pour Jagger, et pour les Monty Python, de les éteindre consiste à les discréditer plutôt que d'y répondre ou seulement de les écouter. Derrière la douce façade de l'ironie et de la dérision se dresse le mur de béton de l'arrogance, du pouvoir et de la cupidité. CORGI TOYS JAMES BOND Ford Mustang Mach I Diamonds are foreverOnyx 1 43 Porsche 911 GT3R 7 24h Daytona 2000 rouge Bull XGT014

Dans le monde de l'image et de l'immédiateté, l'ironie est devenue un élément essentiel de communication et de maintien du pouvoir. Barack Obama multiplie les initiatives dans ce sens, avec même une récente apparition sur le plateau du comique Zach Galifianakis. C'est aussi l'histoire de son selfie avec David Cameron et la Première ministre danoise lors des funérailles de Mandela, ou de saPORSCHE 959 1 18 Tonka Polistil avec clé NEUF dans neuf dans sa boîte de la construction d'Iron Man. On se souvient de Bill Gates et de la vidéo loufoque mettant en scène son dernier jour à Microsoft, à laquelle participaient Matthew McConaughey, Jay-Z, Bono, Steven Spielberg, George Clooney, Al Gore et Jon Stewart. Cette vidéo était elle-même inspirée de la vidéo de Bill Clinton Benetton Reno B200 -- Jenson Button - 1ST TEST DRIVE - --- L E 1 2999-1 43 M champs1 43 Williams BMW FW27 saison 2005 N. Heidfeldlors de son dernier jour à la Maison Blanche. Warren Buffet n'est pas en reste pour se mettre lui-même en scène dans des CHAR RUSSE SU 100 SOLIDO EN BOITE N° 208. François Hollande, en dépit de ses résultats, ne résiste jamais à une OPEL ASCONA VOYAGE 1970 JAUNE MINICHAMPS 1 43 sur lui-même. On se souvient aussi de cette hallucinante vidéo Ford Fiesta Rs Wrc 10 13th Monte Carlo 2012 Solberg Minor 1 43 Model RAM495FERRARI DINO 246 GTS Bordeaux Burgandy par MATTEL HOTWHEELS de 1998 au 1 18des cadres et des jeunes de l'UMP chantant en « lip-dub ».

Cette mode ne se circonscrit pas aux hommes politiques ou aux hommes de pouvoir en général. En réalité, ceux-là n'ont fait que suivre le ton donné par les grandes marques commerciales. Celles-ci, avec l'avènement de l'Internet, ont démultiplié leurs techniques de communication, notamment en diffusant par millions de vraies fausses publicités, ce qu'on appelle des « fake ». Ces vidéos, somptueusement financées et fallacieusement « filtrées » sur le net, jouent de manière très perverse sur la nature exacte de la motivation qui pousse telle ou telle marque à flirter avec les limites du politiquement correct. Ces techniques étant elles-mêmes un peu éventées, on repousse un peu plus loin les limites, comme par exemple en organisant le Premium X FORD BRONCO 1978 METALLIC LIGHT bleu PRD045 1 43 Limited Edition Toys des stars à la cérémonie des Oscars 2014, un coup totalement monté par une multinationale à coup de millions de dollars. Ou en créant une vraie-fausse étude comportementale sur les rapports humains pour vanter les vertus d'une marque de vêtements. Ces vidéos "virales" sont elles-mêmes reprises telles quelles, sans aucun filtre, d'abord par les usagers d'Internet, puis par les médias, qui amplifient considérablement le phénomène et deviennent les simples instruments dociles et soumis des marques.

D'abord, le communisme s'est effondré. Nous avons cru, un temps, que les démocraties libérales et capitalistes l'avaient définitivement emporté, comme le chantait Francis Fukuyama avec son livre « La fin de l'histoire ». Nous sommes aujourd'hui confrontés à l'effondrement de ces modèles politiques. Petit à petit, ils se sont fait remplacer par des multinationales (il faut lire Naomi Klein ou Thomas Piketty pour en saisir le mécanisme). Celles-ci gèrent désormais les domaines autrefois réservés, entièrement ou partiellement, aux états: la défense, les transports, la prévoyance, la culture, l'énergie, la santé, la gestion des sols et des cours d'eaux. Comme ces multinationales ne sont pas idiotes, elles comprennent que l'imposition de leur pouvoir sans contrepartie n'est plus possible. Les peuples des pays développés ne cessent de s'émanciper, des religions constituées, des partis politiques, des médias, des dictatures plus ou moins soft.

Et comme il n'est pas question de mettre en place une authentique démocratie, c'est-à-dire un système selon lequel les consommateurs seraient en mesure de choisir quoi que ce soit, les multinationales empruntent les codes et les uniformes de la démocratie. C'est-à-dire, en premier lieu, l'auto-dérision et l'ironie. Trompés par ces leurres remarquablement réalisés, exactement comme un poisson sautant sur une mouche synthétique, les consommateurs/électeurs se satisfont de l'impression sans nécessairement saisir que, précisément, cela ne reste rien de plus qu'une impression. Ces placebos démocratiques étanchent notre soif de vérité et de démocratie dans un monde de plus en plus violent, éclaté et compliqué. Comme un film porno, comme un gros joint d'herbe, comme un film en 3D, ces méthodes de communication nous offrent un « quick fix ». Mais la soif demeure. Qu'est-ce qui sera le plus fort: notre soif de vérité et de démocratie, ou bien la perversion morale dont nous sommes nous-mêmes capables pour tromper cette soif?

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